CHAUDIÈRE À CSR*

* Combustibles Solides de Récupération
En termes courants, il s’agit d’un incinérateur de déchets.
« Chaudière à CSR » est une formulation marketing afin de véhiculer une image plus propre, le mot « incinérateur » ayant une forte connotation de pollution.

Liens vers le Collectif Neste Plateau sans CSR

et leur page Facebook, qui décrivent l’installation et ses risques pour la santé.

23 juillet 2024 – Avis sur le dossier Oméga (Chaudière à CSR)

Ce dossier, porté par les entreprises PSI, Dalkia et Arkema, soutenu par le Président de la Communauté de Communes du Plateau de Lannemezan, consiste à brûler dans une chaudière des déchets d’ameublement et de biomasse afin de produire de la vapeur d’eau pour l’utilisation qu’en fait Arkema. L’objectif pour les industriels consiste à réduire leur consommation de 18.000 tonnes de Gaz par an.
Le premier avis que nous portons sur le projet nécessite effectivement une confrontation dans le cadre d’un débat public entre les citoyens, les organisations syndicales de salariés des sites concernés, les associations environnementales, les porteurs de projets, les collectivités territoriales et l’Etat.
La nécessité d’ouvrir les portes de la démocratie, évacuée sur ce dossier, pour aborder les questions relevant de la politique régionale de réduction de déchets. Nous pourrions penser immédiatement à limiter leur production mais aussi l’enfouissement dans le sol et dans l’espace. Le cadre opérationnel d’une telle politique ne peut rester dans les seules mains des spécialistes.
Le premier constat est qu’aucune politique publique d’Etat n’est contraignante pour limiter la production de déchets à la source, notamment en supprimant les suremballages de l’industrie d’origine fossile, dérivée du pétrole.
Le second constat est bien que la diversité des déchets produit nécessite une approche de politique publique qui ne délègue pas la compétence sans les moyens aux collectivités territoriales qui elles même font appel au secteur privé lucratif pour s’en charger.
La production totale de déchets non traités par les syndicats mixtes dans notre pays constitue donc une manne financière de plusieurs milliards pour les entreprises privées.
Le troisième constat est bien celui des techniques d’élimination des déchets, en l’occurrence comment se prémunir de la toxicité. Ce qui relève de la chimie et de la transformation des molécules en gaz ou en métaux lourds, en particules assimilables par les organismes vivants, donc aux conséquences des émanations sur la santé humaine. Cela exige une clarification technique. Celle-ci est possible aujourd’hui au regard de l’état des connaissances à condition que les fiches de sécurité déclinant les caractéristiques des produits entrant dans la chaudière soient identifiées produit par produit.
Il conviendra aussi de connaître les températures auxquelles les produits devraient être brûlés pour estimer leur transformation chimique ou pas.
Charge aux études et aux confrontations des études de prouver la non-toxicité par des moyens techniques adéquats, par exemple la durée de vie totale des émissions jusque dans les filtres.
En l’état actuel, le PCF No Pasaran plateau de Lannemezan et vallées souhaite que les porteurs de projets appliquent le principe de précaution en procédant au moratoire sur la construction de la chaudière.
Les réponses suivantes devront être apportées par les porteurs de projets.
– conduite d’un audit sur les process, les caractéristiques techniques de chaque produit entrant, les températures de chauffe, la durée de vie totale filtre inclus
– conduite d’un débat public avec les acteurs mentionnés ci-dessus, quel est le plan régional opérationnel pour réduire drastiquement à la source les déchets et les traiter en intégrant l’innocuité pour tous les organismes vivant.
– montage financier, pourquoi le contribuable paye l’enlèvement des déchets, que l’entreprise chargé du tri est rémunérée une première fois puis est subventionné par l’ADEME et d’autres fonds publics Quel est le gain total pour les entreprises privées ?
Nous exigeons la prise en charge intégrale par un service public de gestion de tous les déchets.

16 juin 2023 – Délibération de la commune de La Barthe de Neste contre cela