GESTION DE L’EAU

2023 – Pour une gestion de l’eau en régie publique

L’eau n’est pas une marchandise !
Oui à une production publique sur le plateau de Lannemezan !

Fin 2023, la part de la gestion publique de l’eau dans notre pays sera supérieure à 50 % du total. Ceci a été rendu possible grâce à la mobilisation des associations, des syndicats de production, des élus progressistes et communistes, pour Philippe Rio déclaré meilleur Maire du monde. La loi permet d’autre part que les associations siègent au sein des régies publiques de production et de distribution, ce qui bien sur n’est pas le cas pour les multinationales ou autre sociétés privées.
Pour Pedro Arnold Agudo expert indépendant auprès de l’ONU: « il faut sortir du dilemme mortifère qui prive 2 milliards d’êtres humains de l’eau et surtout porter un coup d’arrêt à sa marchandisation qui aujourd’hui est estimé à 1.000 € le m3 puisque l’eau est cotée en bourse à Wall Street, faire la paix avec la nature et construire la démocratie de l’eau ».
Il n’y a aucune fatalité à ce que ce soit VEOLIA ou une société d’économie mixte telle ESL qui gère notre eau !!! . Le syndicat du piémont pyrénéen de production d’eau a été crée cette année. Il devient donc une personne morale qui se doit d’assurer la production d’eau pour les citoyens qui résident dans les communes suivantes, (Mauvezin, Escala, Avezac Prat Lahitte, Capvern, Lannemezan, Campistrous, Tilhouse, Lutilhouse, Benqué Molère, ainsi que des syndicats d’eau existants, Gers Baise, Lizon, CHL et Arros). A l’heure ou la ressource se raréfie et va diminuer de 50%, du fait du dérèglement climatique (source GIEC). De fait, la responsabilité du syndicat est très importante. Il devra gérer cette réduction mais aussi s’assurer que les périmètres rapprochés seront sains, donc exempts de toutes pollutions. L’objet du syndicat est bien la production, et l’acheminement de l’eau potable jusqu’au seuil des communes avec la gestion des infrastructures et les investissements nécessaires. Il est utile de rappeler qu’historiquement les communes de Capvern et Lannemezan étaient toutes deux propriétaires de la source d’Avezac et des bassins, puis du prélèvement sous la Neste à Saint Paul. Ces mêmes communes ont réalisées les investissements nécessaires afin d’améliorer les infrastructures. Aujourd’hui la création du syndicat prévoit donc le remboursement à ces communes des investissements réalisés dernièrement. Jusqu’ici tout semble correct. Lors de sa création, les communes, sus nommées se sont faites accompagnées par un « cabinet conseil ». Au fil du temps et des questions pertinentes posées sur la gestion future du syndicat, le « cabinet » a apportée des réponses uniquement basées sur sa vision de la gestion financière. Les propositions « du cabinet « ont d’ailleurs eut l’aval de 21 élus sur 22. Seul un élu communiste à voté contre les propositions de Délégation de service public de B Plano, Président du syndicat.
Ces questions posées par cet élu avaient toutes le goût du service public. La première posait la possibilité d’une « entente » avec un syndicat existant pour mutualiser le fonctionnement, la seconde envisageait un passage en régie publique de production. Cela requérait la réalisation d’un accord politique sur le bien fondé d’une gestion publique et un cadre d’accord financier des communes. Ce n’est pas cela qui a été retenu mais bien une délégation de service public dans laquelle le futur acquéreur du « marché » de notre eau pour 15 ou 30 ans, devra rembourser en apport numéraire toute ou partie des investissements des deux communes. Il va donc répercuter cela sur le prix de l’eau qui va subitement augmenter de 50 à 150% pour certaines communes, par exemple pour Capvern il devrait passer de 25 centimes le mètre cube à 60 centimes. Les perdants seront forcément les citoyens qui ne vont pas se laisser faire. Nous les soutiendrons de toutes nos forces pour que l’eau coule dans le cadre du service public. Une autre solution consisterait à prendre en charge les investissements sur les budgets des communes et non sur les factures des usagers. Les intentions de certains élus sur la vente de l’eau en bouteille, ou pour des projets d’hydrogène sont toutes mal venues devant la raréfaction de la ressource car nous nous devrons d’être solidaires. Si l’eau ne coule pas dans certaines communes des Baronnies ou si elle fait défaut en Haute-Garonne, nous devrons nous connecter. Alors que tous les signaux sont au rouge, il est inconcevable et irréaliste d’accepter cette décision sur l’avenir de ce bien commun. Nous les communistes, mettrons tout en œuvre avec vous les citoyens pour une gestion publique de notre eau potable.