LA POSTE
23 septembre 2026 – Lettre à la directrice régionale du service courrier de La Poste
Madame la Directrice,
Cet été torride nous a aussi amené son lot de programmations de fermetures de bureaux de poste dans nos vallées pyrénéennes, notamment à Sarrancolin et Aventignan. Nous constatons aussi que des bureaux toujours en activité ont réduit leur amplitude horaire en procédant à la fermeture des guichets les samedis. C’est le cas de Capvern, qui est une cité thermale avec un afflux de 3.000 curistes lors de la saison de mai à octobre.
Ces décisions remettent profondément en cause les missions de service public des établissements postaux en abandonnant les populations. Hier nous disposions de bureaux ouverts tous les jours ouvrés, puis vous en avez réduit l’ouverture, et maintenant vous voulez les fermer. Cela constitue une rupture fondamentale dans des territoires exsangues, dans lesquels l’Etat a déjà supprimé les centres des impôts, les permanences EDF, les guichets SNCF, réduit les classes des établissements scolaires, et procédé à des coupes sombres dans les budgets des collectivités territoriales.
Hier, le bureau de poste constituait le lien social, et les services postaux et de colis, ainsi que les services bancaires permettaient à chacune et à chacun de pouvoir gérer son quotidien dans des espaces de mobilité de proximité.
Aucune raison ne justifie ces fermetures quand on connaît le résultat net du groupe La Poste qui d’année en année dépasse le milliard d’euros. Ce résultat se fait au détriment de la mission de service public, ainsi que sur le dos des salariés toujours davantage précarisés.
Nous refusons cette spirale mortifère qui remet en cause le pacte de l’État de droit et le service public, dont notre pays a pu tirer ses lettres de droits sociaux sur l’égalité de traitement des citoyens quel que soit leur revenu, leur statut ou leur situation sociale.
Nous ne vous laisserons pas faire. Nous avons déjà procédé à l’alerte des élus des collectivités concernées qui ont voté des délibérations refusant cette politique malthusienne.
Soyez assurée que nous mettrons tout en œuvre, avec la population et les organisations syndicales, contre ces programmations de fermetures et cet abandon dont vous et votre direction générale de La Poste portez l’entière responsabilité.
Veuillez recevoir nos salutations distinguées.
17 mai 2026 – Relais du communiqué de presse du PCF 65
La Poste, adhérente du MEDEF, met en œuvre sans vergogne les objectifs capitalistes et n’a du service public que l’utilisation abusive de son nom. Car en fait elle le détricote petit à petit, voire le rend inexistant dans nombre de territoires.
La distribution du courrier qui connaît depuis plusieurs années une détérioration continue, avec la perspective de sa banalisation totale des correspondances aux usagers est confrontée à des réorganisations à tout va avec comme fil rouge la rentabilité à tout crin par des suppressions d’emplois. C’est le cas dans le département des Hautes-Pyrénées où sous couvert de « plans de production », La Poste envisage de faire fonctionner jusqu’à fin août avec moins d’agents, de diminuer les secteurs le samedi, etc. Cela signifie plus de charge de travail avec moins de monde, des tournées à découvert ou non finie, une qualité de service à l’encan.
On ne peut que comprendre alors les mobilisations des facteurs avec la CGT les 2 et 9 mai derniers dont plus de 50 grévistes le 9 mai avec un rassemblement d’une trentaine d’entre eux sur le site de Bastillac à Tarbes. Les basses manœuvres du Directeur Départemental à Lourdes décidant seul de mettre en congés les facteurs, donc de les lockouter, après leur avoir demandé s’ils faisaient grève, n’altéreront pas l’action et cette attitude aussi irresponsable qu’illégale aura les réponses qu’elle mérite.
Un premier recul à Bagnères par l’abandon en l’état du projet de réorganisation est un encouragement significatif.
La Poste se doit de négocier les revendications. Aussi les facteurs du département sont appelés à poursuivre et élargir leur lutte le 26 mai 2026 avec le dépôt d’un préavis de grève illimité.
Les communistes, ardents défenseurs du service public, apportent toute leur solidarité aux postiers et postières en lutte.
Le PCF 65